23 avril à 20:45
Bordeaux
Lady Yakuza – Le jeu des fleurs
Hibotan bakuto : hanafuda shōbu
Tai Kato
Année : 1969
Pays : Japon
Durée : 98 mn
VOST
avecJunko Fuji, Ken Takakura, Kanjuro Arashi
Norifumi Suzuki
La jeune Oryu se rend à Nagoya pour parfaire sa formation de yakuza au sein du clan Nishinomaru. Accusée à tort de tricher, elle devra bientôt affronter un ambitieux yakuza, avide de contrôler un tournoi de cartes déterminant pour l’avenir de la région…
Typique des séries de films produites par la société Toei à la fin des années soixante autour d’un monde yakuza chevaleresque fantasmé, voici le troisième épisode (les films peuvent se voir indépendamment les uns des autres) réalisé par Tai Kato, cinéaste à redécouvrir d’urgence ! Sous les traits de l’éblouissante actrice Junko Fuji, Oryu la Pivoine Rouge fait voler en éclats les stéréotypes à travers son défi lancé aux codes du patriarcat yakuza.
« La Toei, après avoir fait l’apologie des durs et des tatoués, va imposer un nouveau personnage : la femme yakuza. Celle-ci ne repose pourtant sur aucune réalité historique, elle n’est qu’un fantasme forgé par le cinéma […] Si la femme tatouée a été un jour liée à la pègre, c’est par sa condition de geisha ou de prostituée. Ce n’est pas le cas de la plus célèbre femme yakuza cinématographique : Oryu, alias la Pivoine rouge ou Lady Yakuza, dans une série de 8 films (1968-1972) situés aux alentours de 1900. Incarnation féminine du giri (sens de l’honneur), Oryu tente de retrouver les assassins de son père et de reformer son clan. Utilisant aussi le pistolet, l’hypnotique Junko Fuji exécute ses combats au sabre aux côtés de la star Ken Takakura. Comment ne pas être parcouru d’un frisson lorsque Oryu, d’une voix grave, décline son patronyme yakuza ? » Stéphane du Mesnildot dans Soleil rouge
















