Chicken run

Réalisation : Nick PARK et Peter LORD

Type de film : Fiction
Pays : USA/GB
Année : 2000
Durée : 85 mn
Version : VOST

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Chicken run est une sacrée réussite : une animation déjantée, un humour radical à degrés multiples qui vous filera des crampes de bide, cette méticulosité dans la mise en scène, ce sens instinctif du rythme et surtout, surtout, ce côté «pâte à modeler qui colle aux doigts». En matière d’imagination et de délire, le scénario n’est pas en reste: on navigue entre La Grande évasion et Les Temps modernes, version poulettes, il va de soi !

Quelque part dans la campagne anglaise… La terrible ferme de la plus terrible encore Mrs Tweedy balafre de ses contours inquiétants l’horizon bien tranquille… Des barbelés, des barrières imposantes et des baraquements alignés comme un rang de militaires un jour de défilé de 14 juillet annoncent la couleur: ça ne rigole pas dans le poulailler. Ici, c’est le capitalisme à la sauce cocotte: des oeufs, des oeufs, toujours plus d’oeufs, rentabilité, rapidité, rendement, il n’y a pas de place pour les plus faibles et l’ouvrière qui n’a pas pondu son quota finit directo sur le billot… gloups. L’heure est grave: il est clair que Mrs Tweedy est une affreuse bonne femme cynique et ambitieuse rêvant de mondialisation et prête à tout sacrifice animal pour faire tourner sa boutique. Mais heureusement, Ginger est là!
Ginger: poulette de son état, rebelle, grande gueule, prête à fomenter la révolution pour sortir la communauté des griffes du grand oppresseur. Et pour sauver leurs chair de poule, il n’y a pas trente six solutions: il faut s’évader, sans plus tarder.
Voilà donc les gallinacées qui s’organisent en petits groupes pour mettre au point leur fuite, en cachette et la nuit, discrètes et prudentes comme des résistantes. Leur imagination n’a pas de limites et tout est mis en place pour trouver la solution qui les sortira de l’enfer et les mènera enfin vers les douces et vertes prairies, le gôut léger de la liberté plein le bec.
Mais voilà, à chaque fois, c’est la cata: que ce soit par la terre ou dans le ciel, elles se font reprendre illico-presto par Mr Tweedy, bien plus niais que sa matrone mais efficace dans son rôle de maton.

À l’heure où la patronne décide de passer à la vitesse supérieure dans sa course à la rentabilité en investissant dans une machine à mouliner de la poule (elle a fait ses comptes: la tourte au poulet rapporte indéniablement plus que les oeufs), le poulailler est au bord de la crise de nerfs, on frise la dépression collective…
C’est alors que débarque Rocky, coq-boy libre, solitaire et macho… Et son arrivée sera peut-être l’occasion de mettre au point le plus malin, le plus spectaculaire plan d’évasion jamais conçu, de mémoire de poulet opprimé…

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