I Want Your Sex

Réalisation : Gregg Araki
Casting : Olivia Wilde, Cooper Hoffman, Charli XCX, Daveed Diggs, Mason Gooding, Margaret Cho, Roxane Mesquido
Scénario : Gregg Araki, Karley Sciortino

Type de film : Fiction
Pays : USA
Année : 2026
Durée : 90 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 29/07/2026

Mercredi 29 juillet
17:00
Mercredi 29 juillet
21:00
Jeudi 30 juillet
15:00
Jeudi 30 juillet
21:15
Vendredi 31 juillet
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Samedi 01 août
14:10
Samedi 01 août
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Dimanche 02 août
16:45
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20:45
Lundi 03 août
18:15
Mardi 04 août
14:30
Mardi 04 août
21:00
Mercredi 05 août
16:15
Mercredi 05 août
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Jeudi 06 août
18:30
Vendredi 07 août
21:30
Samedi 08 août
16:45
Samedi 08 août
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Dimanche 09 août
20:45
Lundi 10 août
18:00
Mardi 11 août
14:45
Mardi 11 août
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Mercredi 12 août
21:30
Jeudi 13 août
21:15
Vendredi 14 août
18:00
Samedi 15 août
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Dimanche 16 août
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Lundi 17 août
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Mardi 18 août
21:00
Mercredi 19 août
14:45
Jeudi 20 août
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Vendredi 21 août
19:20
Samedi 22 août
21:45
Dimanche 23 août
21:15
Samedi 29 août
21:45
Dimanche 30 août
20:45
Mardi 01 septembre
20:15
Du 29/07/2026 au 01/09/2026 – Prochaines séances

Cela faisait douze ans qu’on n’avait pas vu de nouveau film signé Gregg Araki, cette voix si singulière du cinéma indépendant américain. Avec I want your sex, il retrouve enfin un terrain qui lui ressemble : le sexe, évidemment, mais surtout les rapports de domination, les jeux de pouvoir et cette manière très personnelle de transformer le désir en laboratoire des émotions contemporaines. Il faut dire que le retour au conservatisme de l’Amérique de Trump avait de quoi rallumer l’étincelle transgressive du cinéaste !

Elliot (Cooper Hoffman, le fils du regretté Philip Seymour), jeune diplômé en histoire de l’art un brin naïf et sans véritable perspective professionnelle, est recruté par la très provocatrice Erika Tracy (Olivia Wilde), artiste star et galeriste influente. Lorsqu’elle décide de faire de lui sa « muse sexuelle », donnant corps à ses fantasmes les plus audacieux, leur relation glisse du cadre professionnel vers une liaison BDSM (pour les oisillons tombés du nid : terme parapluie pour désigner des pratiques sexuelles centrées sur le bondage et la discipline, la domination et la soumission, et le sado-masochisme). Un univers trouble où se mêlent désir, obsession, pouvoir, manipulation et trahison – et où les frontières entre consentement, fascination et dépendance deviennent volontairement poreuses. Comme souvent chez Araki, le récit emprunte les codes du conte initiatique pour mieux les détourner. I want your sex ne réduira donc jamais Erika à un simple fantasme de dominatrice ni Elliot au rôle de victime consentante. Derrière les accessoires de cuir, les contraintes et les pratiques assumées se dessine surtout le portrait d’un jeune homme prêt à abandonner toute forme de libre arbitre au nom d’une passion aussi grisante que destructrice. À mesure que son obsession grandit, sa petite amie Minerva (Charli XCX), son amie Apple (Chase Sui Wonders) ou encore son collègue Zap (Mason Gooding) deviennent les témoins impuissants d’une dérive où l’émancipation se confond avec l’aliénation. Malgré une frontalité rare dans le cinéma américain, les scènes BDSM privilégient le montage fragmenté et la stylisation au détriment d’une véritable intensité érotique. Comme si Araki préférait désormais observer les mécanismes du désir plutôt que de s’y abandonner.

Cooper Hoffman confirme, après Licorice pizza (Paul Thomas Anderson, 2022), sa capacité à incarner des personnages perpétuellement dépassés par les événements. Sa maladresse naturelle confère à Elliot une vulnérabilité touchante. Face à lui, Olivia Wilde s’amuse avec une gourmandise communicative dans ce rôle de dominatrice aussi sophistiquée que théâtrale. Avec eux, Araki a su se renouveler, mais surtout s’extraire de la fuite en avant nihiliste qui a longtemps structuré son œuvre, sans renoncer à son exubérante vitalité. Aussi joyeux que mélancolique, I want your sex apparaît comme un miroir de notre époque contemporaine, confuse et trouble. De quoi raviver le thème fétiche du cinéaste – les relations affectives déséquilibrées – par une petite mise à jour : dans un monde où tout est déjà excessif, la véritable provocation consiste peut-être à détourner les codes de la comédie sexy et du fétichisme pour y parler de sentiments. Douze ans après son dernier film, Gregg Araki est donc de retour avec un cinéma qui persiste à être un vigoureux pied de nez à l’atmosphère ambiante : libre, irrévérencieux, incisif… Un régal !

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