Billy Elliot
Dancer
Réalisation : Stephen Daldry
Casting : Jamie Bell, Gary Lewis, Julie Walters, Jamie Driven, Jean Heywood, Stuart Wells
Scénario : Lee Hall
Type de film : Fiction, Répertoire
Pays : GB
Année : 2000
Durée : 110 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 20/12/2000
Billy Elliot est un conte de fées qui va vous emballer en trois coups de cuiller à pot, une histoire comme un pied-de-nez aux préjugés, un hymne à la volonté, mais attention, pas n’importe laquelle, celle qui se met au service de la poésie et des rêves. Il y a en plus dans Billy Elliot cette marque de fabrique toute anglaise, ce ton si particulier où le chant des cœurs tendres, des doux rêveurs, se frotte aux piquants d’une vie pas folichonne, avec ses piquets de grève et ses fins de mois difficiles. Loin, très loin du cynisme des comédies à la mode, une sincérité, une tendresse, une attention aux êtres qui fait chaud au cœur et qui transporte.
Dans une petite maisonnette en briques bien collée à une autre petite maisonnette en briques, habitent Billy et sa famille… Son père est mineur, son grand frère est mineur et la grande grève des gueules noires (nous sommes en 1984 et ça s’agite pas mal dans le nord de l’Angleterre) rythme leur quotidien. Billy, lui, du haut de ses onze ans, a d’autres préoccupations : il doit s’occuper de sa grand-mère un peu gâteuse, qui prend régulièrement la clé des champs en chaussons et chemise de nuit. Aux combats des grands, il préfère le doux souvenir d’une maman morte trop tôt vers laquelle sa pensée s’en va flottant, petit jardin secret niché dans un recoin de cette existence difficile où l’on ne sait jamais ce que réserve demain. Billy est un gamin un peu rêveur d’un caractère plutôt joyeux : il faut le voir sauter comme un fou sur son matelas à ressorts au rythme de l’électrophone un peu usé de son grand frère.
Et puis Billy, tout p’tit mec qu’il est, fait du sport : il boxe. C’est pas vraiment son truc, les coups de poing et les esquives, mais bon, c’est dans la famille : son père boxait, alors Billy suit le chemin, un jour d’ailleurs, bientôt, il sera sûrement mineur… Mais voilà que le gymnase où Billy prend des gnons accueille une leçon de danse tout ce qu’il y a de plus classique : avec fillettes en tutus blancs, ballerines et piano… Attiré par la musique, fasciné par les gestes gracieux, par les mouvements des corps, par les entrechats et les grands jetés, Billy pointe d’abord le bout de son nez pour finalement se lancer dans l’arène et se joindre au cours.
Bien accepté par les blondinettes en justaucorps, et par Madame Wilkinson, le professeur qui pressent, derrière sa raideur et sa maladresse, un réel talent, Billy se rend donc toutes les semaines à son cours de boxe, pour pratiquer, en douce, l’art de la danse. Évidemment, la ruse ne restera pas longtemps cachée et c’est un véritable cataclysme qui va s’abattre sur Billy le jour où son paternel va découvrir que son fiston, son gars, son petit homme passe son temps libre à « jouer à la fille »… Imaginez le choc que ce peut être pour un mineur buveur de bière qui n’hésite par à railler les jaunes briseurs de grève, ces vendus qui, indiscutablement, « n’en n’ont pas » !
Mais Billy ne veut pas en démordre, Billy veut danser, Billy veut réussir, Billy veut aller au-delà de tous ces préjugés qui disent qu’une petite fille doit jouer à la poupée et qu’un garçon préfère les gros camions. Billy le sait et ses jambes le démangent quand il ne bouge pas : il a ça dans le cœur, dans la peau, dans les tripes et pas besoin d’y mettre des mots, des théories, des explications c’est comme ça, Billy Elliot est danseur, et pas mineur en herbe !


