Nos âmes libres
Réalisation : Salomée Stévenin
Casting : Paul Watson, Lamya Essemlali, Guillaume Nery, Matthieu Ricard
Scénario : Salomée Stévenin
Type de film : Documentaire
Pays : France
Année : 2026
Durée : 78 mn
Sortie nationale : 04/11/2026
Salomée Stevenin est ce qu’on peut appeler une enfant de cinéma. Fille du regretté Jean-François Stévenin (magnifique acteur depuis son rôle de l’instituteur ans L’Argent de poche de Truffaut mais aussi réalisateur franc tireur de Double messieurs ou Mischka) et sœur des deux acteurs Robinson et Sagamore, elle aurait pu se la couler douce dans une carrière tracée d’avance. Avec un talent précoce (elle joua dès trois ans dans Peaux de vaches de Patricia Mazuy) et une personnalité lumineuse, le cinéma lui ouvrait grand les bras. Mais très tôt Salomée s’est passionnée pour le vivant et nos frères animaux. Enfant, elle avait tourné aux côtés d’un orang outan dans Le Jardin des plantes de Philippe de Broca mais c’est la révélation du sort des baleines en captivité aux Bahamas qui la bouleversa. Elle a quitté les cénacles cinéphiles parisiens pour se rapprocher de l’océan en s’installant tout au bout du Médoc et elle a commencé à s’intéresser à la cause des cétacés, allant voir dans un premier temps ceux qui tournaient en rond dans les Marinelands ou ailleurs.
Sa quête s’est concrétisée dans ce film qu’elle a bâti sur près de dix ans, par la force de sa conviction. Des dauphins, orques ou baleines captifs, elle est partie à la rencontre, aux quatre coins du monde, des cétacés qui vivent encore en liberté, malgré la menace des pêcheurs japonais, norvégiens ou islandais – les trois pays qui continuent à les traquer malgré les interdictions internationales. Elle a rencontré aussi celles et ceux qui défendent les espèces en danger : les apnéistes comme la star de la discipline Guillaume Néry, mais aussi les valeureux combattants de Sea Sheperd autour de Paul Watson et Lamya Essemlali. Son enquête l’a menée jusqu’au cœur de l’indicible au Japon, dans le village qui chaque année organise une réelle curée aux cétacés, en capturant un maximum pour les delphinariums, tuant les autres pour satisfaire les appétits heureusement de plus en plus rares pour une viande interdite dans le reste du monde.
Au-delà du combat pour la protection des cétacés et plus généralement du vivant, Salomée Stévenin fait témoigner ceux que la spiritualité a conduits à interroger justement le rapport à la planète, en le souhaitant le plus bienveillant possible : le représentant du Dalai Lama, Matthieu Ricard, le moine vietnamien Thich Naht Hanh ou encore un chaman mexicain du Chiapas.
La force du film, outre ses images superbes – notamment des fonds marins – est justement la puissance de l’intime qui surpasse, par la sincérité de la quête de Salomée Stévenin, le plaidoyer politique. Car c’est bien à chacune et chacun sur cette planète – que nous partageons avec l’univers végétal et animal – de faire, comme le dit la parabole du colibri, sa part pour contribuer au respect du vivant afin que les générations futures puissent profiter longtemps des bienfaits de la Terre mère.



