Soudain

All of a sudden

Réalisation : Ryūsuke Hamaguchi
Casting : Virginie Efira, Tao Okamoto, Kyozo Nagatsuka, Kodai Kurosaki, Jean-Charles Clichet, Marie Bunel
Scénario : Ryūsuke Hamaguchi et Léa Le Dimna
Récompenses : Festival de Cannes 2026 – Prix d’interprétation féminine pour le duo Virginie Efira / Tao Okamoto

Type de film : Fiction
Pays : France, Japon
Année : 2026
Durée : 195 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 05/08/2026

Présentation
Jeudi 23 juillet à 17:30 à Bordeaux.

Festival Bleu nuit   Avant-première Pour toutes les séances (à Utopia et en plein air), prévente des places à partir du Mercredi 1er Juillet : soit à la caisse du cinéma, soit en ligne sur HelloAsso Tarifs habituels pour les séances à Utopia • Tarif 5 euros pour les séances en plein air (Dj set, buvette et stand de restauration sur place, ouverture dès 18h). Soudain sortira en sortie nationale le mercredi 12 août
Voir l’événement
Jeudi 23 juillet
17:30
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Mercredi 12 août
14:15
Mercredi 12 août
20:00
Jeudi 13 août
16:45
Jeudi 13 août
20:00
Vendredi 14 août
14:10
Vendredi 14 août
20:00
Samedi 15 août
16:45
Samedi 15 août
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Dimanche 16 août
15:00
Dimanche 16 août
17:15
Lundi 17 août
14:10
Lundi 17 août
19:30
Mardi 18 août
14:30
Mardi 18 août
16:45
Mercredi 19 août
14:00
Mercredi 19 août
19:45
Jeudi 20 août
14:10
Jeudi 20 août
20:00
Vendredi 21 août
14:00
Vendredi 21 août
20:00
Samedi 22 août
16:15
Samedi 22 août
20:00
Dimanche 23 août
14:10
Dimanche 23 août
17:00
Lundi 24 août
15:00
Mardi 25 août
14:20
Mardi 25 août
17:00
Mercredi 26 août
14:20
Mercredi 26 août
20:00
Jeudi 27 août
16:30
Vendredi 28 août
14:00
Vendredi 28 août
20:15
Samedi 29 août
17:15
Dimanche 30 août
15:00
Lundi 31 août
14:00
Lundi 31 août
19:30
Mardi 01 septembre
17:15
Du 23/07/2026 au 01/09/2026 – Prochaines séances

On n’en revient toujours pas : trois heures et des poussières qui passent comme dans un rêve. C’est même presque trop court, on en redemanderait. Une telle maîtrise, une telle fluidité, une telle évidence pour raconter des choses à la fois simples et essentielles, nous faire partager les sentiments troublants et complexes de deux magnifiques héroïnes du coin de la rue, esquisser les réflexions hésitantes, à peine didactiques, d’une pensée en marche, filmer la délicatesse cotonneuse de l’aube après une nuit de veille, la douceur d’un massage apaisant sur un corps usé… c’est infiniment précieux.

Qu’on se le dise, car ce n’est pas si fréquent : le cinéaste japonais Ryūsuke Hamaguchi réussit parfaitement le dépaysement de son cinéma singulier, inimitable, depuis son archipel du Soleil levant jusqu’à notre vieille France. Il y déploie avec grâce un de ces récits amples et harmonieux dont il a le secret – on lui doit les époustouflants Drive my car (2021), Contes du hasard et autres fantaisies (2022), Le Mal n’existe pas (2024)… L’écriture, fine et ciselée jusque dans les silences, se conjugue merveilleusement avec les longs travellings presque aériens qui nous invitent dans la douce complicité qui éclôt entre Mari, la metteuse en scène japonaise en représentation à Paris (Tao Okamoto), et Marie-Lou, la directrice d’EHPAD profondément humaniste en proie au doute (Virginie Efira). Et on est instantanément happé par cette histoire de coup de foudre / d’amitié, évidente, intense, qui les réunit trop fugacement. Car Mari, enjouée et lumineuse, porte comme en étendard son amour de la vie, sa soif de découvertes et d’émotions, alors même qu’elle se sait condamnée à plus ou moins brève échéance par la maladie. Car pour Marie-Lou, devenue presque accidentellement cadre médicale, puis directrice d’une maison de retraite un peu atypique au cœur de Paris, la mort est d’une certaine façon au cœur d’un engagement professionnel tout entier consacré à la permanence du soin – au sens le plus large. De l’accompagnement humain, au-delà des gestes techniques : elle s’efforce de former toute son équipe à la prise en compte des personnes plutôt qu’à la prise en charge de patients, pour les remettre au centre du fonctionnement de l’institut qui les accueille, leur accorder le temps, l’attention et la considération que requiert leur dignité – une approche qui sonne à nos oreilles comme une évidence mais qui semble anachronique dans notre monde moderne, à des années-lumières des méthodes de « management » imposées dans tous les secteurs de la société, y compris la santé, y compris la prise en charge de la vieillesse, par la religion du « rendement » des politiques capitalistes – dites libérales. L’approche prônée par Marie-Lou, philosophique, clinique, politique, a été conceptualisée dans les années 1980 sous le beau nom de « l’Humanitude » (on le retrouve dans les écrits, entre autres, d’Albert Jacquard et de Jacques Testart). Prendre conscience de son appartenance à l’espèce humaine à part entière et sans exclusion – c’est un projet qui résonne fortement en Mari, l’autrice, la scénographe japonaise, dont le travail avec l’extraordinaire comédien Goro Kiyomiya ausculte les frontières poreuses entre l’art et la réalité, le désordre mental et la « normalité » – et le sens politique de leurs représentations. En embrassant avec une sérénité contagieuse tous ces éléments d’une gravité essentielle – la vie, la mort, l’amour, le soin, la politique, l’humanitude –, en faisant dialoguer les langues (français, anglais, japonais) avec une fluidité déconcertante, ce diable de Hamaguchi réussit le tour de force de tresser une fable intimiste d’une invraisemblable douceur. C’est sidérant. C’est beau, sublimement beau. Et comme de juste, les comédiennes sont bouleversantes.

D’autres films à l’affiche

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94mn
Tunisie – 2025
100mn
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122mn
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96mn