Junk World

Takahide Hori

Type de film : Animation, Fiction
Année : 2025
Pays : Japon
Âge minimum : 12 ans
Durée : 105 mn
Date de sortie nationale : 13/05/2026
VOST

Scénario : Takahide Hori

Précision liminaire autant qu’indispensable : on peut tout à fait voir et adorer Junk World sans avoir vu Junk Head
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(D)
Du 13/05/2026 au 12/06/2026 – Prochaines séances

Second volet de ce qui est annoncé comme une trilogie, Junk World arrive dans nos salles quatre ans après un premier opus époustouflant et depuis devenu culte : Junk Head (réalisé en 2017). Ce nouvel OFNI (objet filmique non identifié) tout droit sorti de l’imaginaire foisonnant de son créateur, le japonais Takahide Hori, repousse encore une fois les limites de l’animation image par image et vient balayer d’un revers de main les fantasmes actuels de création visuelle par IA générative et autres Chatj’aipété. Le cinéma d’animation est un art(tisanat) difficile où l’exigence, la patience, de hautes compétences techniques et artistiques sont requises. C’est au prix d’efforts extraordinaires que les cinéastes fabriquent ces 24 images par seconde qui nous hypnotisent tant. Ne l’oublions jamais. Cela n’en fait pas des surhumains mais des magiciens et de formidables conteurs d’histoires éclairant nos lanternes. Et c’est bien là l’essentiel.

Racontant des faits antérieurs à Junk Head, ce Junk World est une nouvelle fois de la trempe des films hors-normes. Un univers grouillant de formes tactiles, forgées, sculptées, façonnées dans l’argile et le plâtre sans qu’aucun prompt (instruction adressée à un assistant d’intelligence artificielle générative) ne vienne lisser les angles, gommer les imperfections nécessaires. « La création est toujours un combat fait de compromis. Dans mon esprit existe un monde bien plus vaste encore, mais je réfléchis sans cesse à ce qu’il est possible d’exprimer dans nos limites concrètes de budget et de temps. Cependant, ce sont peut-être justement ces contraintes qui renforcent finalement la singularité de l’œuvre. » dit Takahide Hori.

Le récit se situe 1042 ans avant Junk Head, au moment où les humains et cette forme de vie conçue artificiellement que l’on nomme les Mulligans (dépourvus d’yeux afin de renforcer leur soumission) enquêtent sur des événements étranges survenus dans la ville souterraine de Karpbar, qu’on pensait devenue une cité fantôme après une épidémie dévastatrice. Une équipe constituée de Tris, une soldate aux capacités physiques augmentées, Robin, un robot doté d’une intelligence artificielle organique (le top !) et Dante, un Mulligan issu des premiers clonages, malin, dévoué et combatif, se donne pour mission de se rendre à Karpbar. Mais en chemin l’expédition tombe dans une embuscade montée par une faction radicale de Mulligan appelée le culte Gyura. Affaibli, le trio erre dans des canyons hostiles avant de se retrouver devant une brèche spatio-temporelle qui va changer le cours de leur mission…

Porté par la même folie créative qui nous avait époustouflés dans Junk Head, par une réalisation virtuose derrière laquelle se cache une toute petite équipe de six artistes surdoués et chevronnés (restez pendant le générique de fin, on les voit à l’œuvre), Junk World se vit comme un rêve éveillé, qui nous plonge dans un monde imaginaire où politique, religion, ésotérisme et réflexions sur les espaces-temps s’entremêlent. Rappelant les meilleurs trips scénaristiques d’un Jodorowsky, Junk World est peuplé d’espèces bizarres, de clones humanoïdes, de décors post-apocalyptiques, de créatures mutantes animales et végétales, qui rappellent autant les expériences plastiques de John Carpenter dans The Thing que les dessins de H.R Giger (Alien), les maquettes animées du maître des effets spéciaux Phil Tippett (Mad God, Straship troopers) ou encore l’univers biomécanique de Hideo Kojima, concepteur des jeux vidéos Metal Gear Solid et Death Stranding.

Le mot de la fin au créateur de Junk World : « Ce n’est peut-être pas une œuvre qui plaira à tout le monde. Mais je crois qu’elle touchera profondément ceux à qui elle parlera. Ce film est une invitation à entrer dans un univers étrange, parfois inconfortable, mais vivant. Je n’attends pas que l’on comprenne tout. J’espère seulement que le spectateur acceptera de s’y perdre un moment, de regarder, d’écouter, et de ressentir. »

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