La ferme des animaux
Animal farm
Réalisation : John HALAS et Joy BACHELOR
Type de film : Animation
Pays : GB
Année : 1954
Durée : 73 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 22/12/1993
Jeune Public : Oui
Un dessin animé superbe et passionnant, original, drôle, d’une intelligence réjouissante… Pas étonnant que ce soit brillant puisque c’est adapté d’une fable de George Orwell, l’auteur de « 1984 »…
Révolution au cœur de la paisible campagne anglaise : les animaux d’une ferme se révoltent, se liguent et expulsent sans ménagement Mister Jones, le paysan qui les exploite depuis trop longtemps. Pendant que le hobereau piteux se réfugie au village, une nouvelle société s’organise à la ferme, selon des règles révolutionnaires. On affiche un règlement intérieur : « Tout ce qui a deux jambes est un ennemi. » Aussitôt les poules et autres oiseaux protestent, s’indignent. Leurs doléances sont entendues, et on ajoute : « Tout ce qui a quatre jambes ou possède des plumes est un ami. »
Alors, dans la plus belle des fraternités, la vie économique de la ferme reprend son cours, entièrement gérée par les animaux. Serait-ce l’espoir enfin exaucé du meilleur des mondes ?
Hélas non ! Très vite, trop vite, une nouvelle race d’exploiteurs se fait jour. Les cochons prennent le pouvoir, dirigés par le plus tyrannique, le plus cruel d’entre eux…
Les nouveaux maîtres imposent leur loi, un des articles du règlement est modifié. Le texte, idéaliste et généreux, disait : « Aucun animal ne tuera un autre animal ». On ajoute : « sauf cas d’exception »… Trois petits mots de rien du tout, trois petits mots qui changent tout. A partir de ce funeste jour, c’est l’arbitraire qui règnera sur la ferme, l’utopie a fait long feu…
Le message est clair, et plutôt pessimiste, ce qui n’empêche pas le film d’être un vrai bonheur. Les décors et les couleurs sont très beaux, un vrai travail de peintre, l’animation a le charme du travail artisanal : c’est moins parfait techniquement, ça va moins vite, mais quel souci du détail, quelle poésie du trait ! Et puis il y a cet humour, cette ironie, c’est d’un vivifiant !



