Un homme qui dort
Réalisation : Bernard Queysanne, Georges Perec
Casting : Jacques Spiesser, Ludmila Mikaël
Scénario : Bernard Queysanne, Georges Perec
Type de film : Fiction
Pays : France
Année : 1974
Durée : 82 mn
Sortie nationale : 24/04/1974
Mardi 29 septembre à 20:30 à Bordeaux.
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À la fin de ses études, un jeune homme décide de rompre avec toutes ses activités et de mener une vie végétative : manger, dormir, lire le journal, se promener dans la ville… Vivant tout d’abord dans un parfait équilibre, il est peu à peu atteint par l’angoisse et l’inquiétude de cette vie neutre…
« D’abord il y eut l’affiche. Noir et blanc. Très grande. Qui prenait tout un mur de mon petit studio parisien. Un homme seul, de dos, disparaît, vouté, au coin d’une rue brumeuse, parisienne justement. Cette affiche avec pour seule mention Un Homme qui dort, Gallimard, je ne sais plus de qui je l’avais héritée mais elle m’a hypnotisé pendant des années. Affiche-fenêtre ouvrant sur un monde inconnu. Et puis le livre m’est tombé dessus. Littéralement comme une masse. Comme une vague gigantesque. Et le livre non plus ne m’a plus quitté. Lu et relu et relu encore jusqu’à aujourd’hui. C’est je crois ce livre, étrangement, qui m’a appris à écrire des chansons. Des chansons que j’espérais comme ce texte – pur, sans appel, malade d’être si cliniquement lucide, atrocement désespéré, mais sans rien de romantique dans le désespoir, et surtout magnifiquement écrit, magnifiquement rythmé. C’est peut-être une des plus longues poésies de la langue française et pourtant, ce n’est pas de la poésie. C’est un texte unique. Qui ne ressemble à rien de connu. Quelques années plus tard, dans une bibliothèque municipale, je tomberai sur le film Un homme qui dort tiré, donc, du même livre. Et vous ne devinerez jamais ? C’est aussi un très grand film. Unique en son genre : pur, sans appel, malade, cliniquement lucide…, etc., etc. C’est peut-être un des plus beaux films du cinéma français et pourtant ce n’est presque pas du cinéma. C’est l’invention d’autre chose. Qui n’a pas d’égal. » (Pascal Bouaziz)



