La ligne bleue

Réalisation : Marie Dumora
Scénario : Marie Dumora

Type de film : Documentaire
Pays : France
Année : 2026
Durée : 124 mn

Sortie nationale : 16/09/2026

Mercredi 16 septembre
15:45
Jeudi 17 septembre
14:30
Vendredi 18 septembre
16:45
Samedi 19 septembre
11:00
Lundi 21 septembre
20:15
Vendredi 25 septembre
12:00
Lundi 28 septembre
17:45
Mardi 29 septembre
16:00
(D)
Du 16/09/2026 au 29/09/2026 – Prochaines séances

« C’est pas trop vite, là ? Si, c’est trop vite ». Premier plan du film, la caméra est embarquée dans une voiture, une habitante au volant. « Là on est sur la route construite par les déportés ». Cette route mène à une carrière de grès rose dont l’exploitation avait conduit les Nazis à installer au lieu-dit du Struthof, à deux pas du village alsacien de Natzwiller, un camp de concentration, le seul situé sur le sol français actuel.

Dans la lignée des grands films consacrés à la mémoire des crimes de masse et des horreurs totalitaires du XXe siècle, La Ligne bleue se distingue par l’humilité et l’intimité d’une démarche qui, pour faire remonter et éprouver la violence et la souffrance passées derrière la beauté du paysage, ne compte que sur la mémoire vivante, celle des habitants d’aujourd’hui qui, enfants, en ont été les témoins.

La caméra de Marie Dumora suit leurs pas, se pose face à leurs visages, écoute leur parole, regarde par leurs fenêtres pour imaginer ce qu’ils voyaient. Le récit prend le temps d’une lente approche cartographique, paysagère et humaine avant de nous conduire au camp, où un admirable guide-historien prend le relais pour nous approcher de l’horreur vécue par les détenus.

La Ligne bleue n’est pas un film sur le camp du Struthof mais sur le traumatisme causé par l’installation de l’enfer concentrationnaire nazie dans un coin d’Alsace, sur son empreinte, encore aujourd’hui, dans les êtres humains et les paysages. Admirable et tendre pudeur du regard posé sur d’admirables êtres humains. Car le cœur battant de La Ligne bleue, c’est l’esprit de résistance. Sans majuscules ni monument, pas de discours officiel ni déclamation morale : juste une boîte gravée, un peu de nourriture glissée dans un sac de linge, quelques gestes et objets singuliers que la mémoire parlée finit par nous faire toucher. Éclats passés d’une dignité, d’une grandeur d’âme que la pudeur et le tact de Marie Dumora offrent à nos âmes fatiguées, avant qu’il ne soit trop tard. (Cyril Neyrat, FID Marseille)

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