Pâques sanglantes

Non c’è pace tra gli ulivi

Réalisation : Giuseppe de Santis
Casting : Raf Vallone, Lucia Bosè, Folco Lulli, Maria Grazia Francia
Scénario : Libero De Libero, Giuseppe De Santis, Carlo Lizzani, Gianni Puccini

Version restaurée 4 K

Type de film : Fiction, Répertoire
Pays : Italie
Année : 1950
Durée : 103 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 29/05/1953

Vendredi 19 juin
14:30
Dimanche 21 juin
15:30
Mardi 23 juin
18:00
Vendredi 26 juin
14:20
Dimanche 28 juin
17:15
Mardi 30 juin
11:00
Vendredi 03 juillet
20:15
Lundi 06 juillet
14:15
(D)
Du 19/06/2026 au 06/07/2026 – Prochaines séances

Giuseppe De Santis a réalisé Pâques sanglantes en 1950, un an après Riz amer. Il l’agit de son œuvre stylistiquement la plus radicale de, à l’image du plan d’ouverture – un panoramique majestueux et sophistiqué sur les montagnes de la Ciociara qui s’achève par la présentation des personnages principaux, une famille de paysans dont chacun des membres se retrouve cadré, puis sculpté par un noir et blanc aussi tranchant et aride que leurs conditions de vie. Sur le fond, le film part d’un constat énoncé par De Santis lui-même en voix-off (« Il y a ceux qui ont quelque chose et ceux qui n’ont rien ») et d’un problème que le récit va tenter d’élucider : existe-t-il une alternative politique à cet état des choses ?

De retour chez lui après la guerre, Francesco Dominici (Raf Vallone), un berger dont on comprend qu’il fut partisan, découvre qu’en son absence, ses moutons ont été volés par son voisin Antonio Bonfiglio (Folco Lulli). Il décide alors de se faire justice lui-même et, une nuit, récupère son troupeau avec l’aide des siens. Condamné à la prison lors d’un premier procès biaisé, il s’évade et se lance à la poursuite de son ennemi juré. À la fois profiteur de guerre, potentat local et mafieux qui ne dit pas son nom, Bonfiglio incarne à lui seul la plupart des maux qui traversent la société italienne d’après-guerre, qu’il s’agisse de la corruption, de l’omerta comme technique d’exploitation et du poids des traditions ancestrales qui, dans ces contrées rurales, régissent les rapports économiques et humains…

… Les paysans de la Ciociara deviennent, dans le regard de De Santis, des icônes de l’oppression puis de la révolte, des individus ordinaires que la mise en scène anoblit et magnifie. (J.B. Thoret, dans le document accompagnant la sortie du film)

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