mercredi 17 juin 2026 à 20:00

Discussion

Soirée-débat

Dans le cadre de l’exposition Un globe, des mondes au Musée d’Aquitaine et au GeoDock (campus universitaire), du 19 Juin au 13 Décembre : une exploration scientifique et artistique des représentations planétaires

Projection suivie d’une discussion avec Thierry Joliveau, Professeur émérite de Géographie (Université de Saint-Étienne) et les membres du collectif Spérographia, en charge de l’exposition.

Le Dictateur

The Great Dictator

Réalisation : Charles Chaplin
Casting : Charlie Chaplin, Paulette Goddard, Jack Oakie, Henry Daniell, Reginald Gardiner
Scénario : Charles Chaplin


Type de film : Fiction
Pays : USA
Année : 1940
Durée : 125 mn
Version : VOST
Jeune Public : Oui

Quand on sait que Le Dictateur a été imaginé, écrit et réalisé en pleine période du nazisme triomphant et qu’on voit avec quelle férocité, avec quelle verve Chaplin rentre dans le lard de Hitler (caricaturé de manière transparente dans le personnage de Hynkel), de Mussolini (alias Napaloni) et à travers eux de tous les tyrans passés, présents et à venir, on en reste baba d’admiration, et de gratitude. Le Dictateur est un acte de résistance irréductible, un cri d’amour pour l’humanité et la démocratie, en même temps qu’une formidable comédie.

En 1918, un humble soldat de Tomania, pays imaginaire en train de perdre la guerre, connaît diverses mésaventures et devient amnésique, après avoir sauvé un aviateur, Schultz. La guerre est finie. En Tomania, un dictateur, Hynkel, a pris le pouvoir. Des années ont passé…

Le petit homme s’enfuit de l’hôpital psychiatrique et retourne en ville, pour retrouver sa boutique de barbier dans le quartier juif. Il ignore tout des événements, il ne sait pas que Hynkel éructe sa haine des Juifs dans chacun de ses discours, il n’a pas conscience non plus de sa ressemblance frappante avec le dictateur… Très vite le barbier a maille à partir avec les sbires du dictateur. Une jolie voisine, Hannah, le tire d’affaire. Puis c’est Schultz, devenu dignitaire (critique) du nouveau régime, qui le protège par gratitude…

Chaplin est omniprésent bien sûr, puisqu’il interprète à la fois le barbier juif et le dictateur vociférant. Ce dédoublement n’est d’ailleurs pas pour rien dans la force comique du film, qui dynamite le nazisme en le ridiculisant.