L’espèce explosive

Réalisation : Sarah Arnold
Casting : Alexis Manenti, Ella Rumpf, Vincent Dedienne, Jean-Louis Coulloc’h, Pascal Rénéric, Bertrand Belin, Jade Fiess, Thierry Godard
Scénario : Jérémie Dubois, Olivier Seror, Romain Winkler, Mehdi Ben Attia, Sarah Arnold

Type de film : Fiction
Pays : France
Année : 2026
Durée : 95 mn

Sortie nationale : 07/10/2026

Mercredi 07 octobre
14:00
Mercredi 07 octobre
20:45
Jeudi 08 octobre
15:00
Jeudi 08 octobre
21:30
Vendredi 09 octobre
16:15
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Samedi 10 octobre
18:30
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Dimanche 11 octobre
11:30
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Lundi 12 octobre
16:00
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Mardi 13 octobre
14:00
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18:00
Mercredi 14 octobre
14:10
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Jeudi 15 octobre
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Vendredi 16 octobre
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Vendredi 16 octobre
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Samedi 17 octobre
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19:40
Dimanche 18 octobre
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Lundi 19 octobre
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Mardi 20 octobre
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Mercredi 21 octobre
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Jeudi 22 octobre
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Vendredi 23 octobre
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Samedi 24 octobre
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Dimanche 25 octobre
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Lundi 26 octobre
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Mardi 27 octobre
13:40
Mardi 27 octobre
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Mercredi 28 octobre
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Jeudi 29 octobre
21:30
Vendredi 30 octobre
19:15
Samedi 31 octobre
13:45
Dimanche 01 novembre
11:30
Du 07/10/2026 au 01/11/2026 – Prochaines séances

S’il y en a un qu’on pourrait qualifier d’explosif, duquel on serait mal inspiré d’approcher une allumette enflammée, c’est bien le gendarme Orsini : because les vapeurs de vodka et un tempérament instable trempé dans la nitroglycérine… Gendarme Fulda Orsini, mais on dira Fulda. Notoirement « borderline », Fulda est tout juste arrivé de sa Corse natale dans une toute petite brigade d’un trou paumé du Nord-Est de la France – une mutation qui n’a rien d’une promotion, imposée à la suite d’un pétage de plomb incendiaire consécutif à une rupture amoureuse. Soigneusement cachetonné, il est astreint à un suivi psy rigoureux – mais dans ce coin-là, la santé mentale des troupes n’a pas encore été intégrée à la fameuse « ta ca ta ca tac tactique » du gendarme. La hiérarchie prend la question assez peu au sérieux. Et Stéphane, la psychologue réglementairement affectée à la caserne, est confinée dans un placard à balais (littéralement) pour y mener ses consultations – dont les séances avec Fulda. À qui est par ailleurs confiée une enquête qui n’en finit pas de patiner : le cas du sieur Brun, céréalier bien connu, qui a disparu depuis plusieurs mois de la surface des champs après avoir abattu de sang-froid le président du club de chasse – un hobereau local, enrichi par sa petite entreprise de chasses au sanglier privées organisées sur son domaine pour de riches clients. Or, l’agriculture et l’élevage de sangliers, impénitents défonceurs de parcelles, ne font ici pas très bon ménage et les relations entre chasseurs et paysans sont des plus tendues. Chacun tenant l’autre par la barbichette… mais le pouvoir économique penche nettement du côté des notables adeptes de la gâchette. Mais voilà t’y pas qu’au village sans prétention, de nouvelles morts violentes sont à déplorer – et tout porte à croire que le sanguinaire Brun est de retour. Encore assailli par quelques pulsions de mort lié à sa dépression, Fulda se trouve incidemment flanqué de Stéphane, la psychologue pas très en forme non plus, pour conduire une enquête étonnante dont les ramifications vont les mener dans des endroits et situations que personne n’aurait pu imaginer.

« L’espèce explosive », c’est ainsi qu’on qualifie le sanglier, du genre à se reproduire très – trop – vite et dont la démographie est difficilement contrôlable. Mais tout dans le premier film, étonnant, frais et pour tout dire assez jouissif, de Sarah Arnold prend cette forme pétaradante et anarchique. Le scénario, les personnages, les situations : c’est un jaillissement continu de la désobéissance, une invitation à déborder du cadre, de tous les cadres, à foncer tête baissée comme un sanglier. En passant du drame social au polar rural, du fantastique déjanté au burlesque total, la réalisatrice donne la parole à tout les marginaux, tous les inadaptés de notre société, ceux qui restent sur le bord du chemin dans un monde perverti par la compromission et la corruption. Voilà un film revigorant qui invite pleinement à ne surtout pas se conformer (à la norme), mais à se déformer, à défendre son imparfaite singularité. La réalisatrice porte un regard généreux, attendri, sur ses deux anti-héros attachants (Alexis Manenti et Ella Rumpf, l’une et l’autre génialement inspirés), abimés par la vie et malgré tout doucement utopistes. La chasse est ici une métaphore de toutes les formes de domination et de prédation – sociales, économiques, politiques – contre lesquelles doit lutter le collectif. Mais les sangliers n’ont pas dit leur dernier mot…

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