La notte

Réalisation : Michelangelo Antonioni
Casting : Marcello Mastroianni, Jeanne Moreau, Monica Vitti, Bernhard Wicki
Scénario : Antonioni, Ennio Flaiano, Tonino Guerra

Type de film : Répertoire
Pays : Italie, France
Année : 1961
Durée : 122 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 24/02/1961

Présentation
Dimanche 04 octobre à 11:15 à Bordeaux.

Dans le cadre du Festival Franco-Italien de Jazz et Cinéma (FFIJAM) Projection de LA NOTTE de Michelangelo ANTONIONI (Musique originale du jazzman italien Giorgio Gaslini) présentée par Stefania Graziano et Stéphane Glockner, organisateurs du festival

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Dimanche 04 octobre
11:15
Présentation
Du 04/10/2026 au 04/10/2026 – Prochaines séances

Avec un art que La Notte, œuvre dépouillée et classique comme une épure, porte à la perfection, Michelangelo Antonioni poursuit sa méditation solitaire et obstinée. Il s’interroge sur la précarité et l’anachronisme des sentiments, sur quoi les rapports entre les hommes se fondent, dans un monde qui leur échappe et subit les violents contrecoups de la science et du progrès.

Pour exprimer cette souterraine angoisse qui le déchire et l’obsède, Antonioni a choisi un couple, un écrivain et sa femme, mariés depuis dix ans. Leur comportement laisse prévoir une crise qui les révélera à eux-mêmes et qu’ils ne sauront assumer… Ils prendront conscience de leur vacuité à travers le cheminement, coupé de fuites, qui les conduira, seuls ou parmi une foule de fantômes inutiles, de la fin de l’après-midi au crépuscule et à la nuit.
L’anecdote, on le sait, compte peu pour Antonioni. Chacun de ses films – qui développent le même thème de la solitude et de l’angoisse sous ses faces multiples et son ambiguïté –, suit les mouvements de l’âme et décompose le mécanisme interne de la personnalité… Antonioni transpose le réel et le recrée par la litote d’un dialogue, l’ellipse d’une image, la profondeur d’un paysage et par les variations subtiles de l’ombre, de la lumière, du reflet. Ainsi retrouve-t-il une sorte de continuité lente, sinueuse, qui cerne les dimensions véritables d’une action dramatique et le rythme des heures qui passent et nous fuient. Il connaît la valeur des silences, des temps morts de l’attente, des petites phrases automatiques que l’on dit, des pensées que l’on tait, et l’intensité d’un soliloque secret… (Yvonne Baby, Le Monde 25/02/1961)

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